Ce soir je rentre d'une soirée slam a chambé, pour une fois, je suis à l'heure.
Dernier train du soir, chambéry annecy, je m'arrête a rum où mon père m'attend (déjà énervé de devoir venir me chercher a 22h30 au lieu d'être coucher, car le lendemain nous travaillons tout deux à l'usine a 6h)
Une panne sur la voie nous a bloqué une heure trente a quelques dizaines de mètres de la gare, Je reste calme, je discute gentillement avec le contrôleur, sympa, on essaye de trouver des solutions, etc.
On est, à ce moment la, a 5minutes a pied de la gare d'aix, sur une voie a une seul paire de rails (donc aucun risque de passage d'un autre train) et DEVANT LA PORTE DU TRAIN il y a un petit escalier qui descend vers le trottoir, mais le responsable du contrôleur refuse catégoriquement de faire entorse aux procédure. Bon, je reste calme, je sais les ennuis qu'ils risquerait s'il acceptait l'entorse. Je remercie le contrôleur d'avoir au moins essayé, il est humain, il me répond que c'est tout naturel puisque c'est son travail. Très vite je vais découvrir qu'il est le seul a trouver ça naturel.
Puis une locomotive a diesel (puisque panne d'électricité sur la voie) a mis 25 minutes a arriver de St pierre d'albigny pour venir nous chercher et nous ramener ..... à 50 mètre !!!! a Aix les Bains !
A ce moment là mon père est déjà hors de lui, je m'en prend plein la tronche au téléphone alors que j'y suis pour rien, pour ne pas pleurer, je fais mon bon samaritain en essayant d'anticiper, d'aider, et de calmer les passagers violents.
La Sncf a rameuté des taxis pour nous ramener, mais bien sur, elle a payer un taxi pour Albens et Rumilly et quatre pour annecy, et pas de bol, ça ne correspondait pas du tout aux effectifs et aux destinations des passagers. Mais le responsable de la sncf qui a fait les papiers s'est bien garder de nous le dire !!! Ni a nous, ni aux conducteurs des taxis !
A ce moment là, mon père me raccroche au nez, son téléphone est éteint quand j'essaie de rappeler...
Je panique qu'il soit rentré parce que trop énervé par la situation.
Nous attendons les taxis et je ne sais toujours pas a quel heure je risque d'arriver.
Je suis excédé mais toujours assez calme, cordial et compréhensif, mais j'explique au responsable que personne ne m'attend a rumilly, qu'il est trop tard maintenant (j'invente une histoire comme quoi mon père était déjà en retard au travail et qu'il a du partir, il n'avait pas le choix, enfin quelque chose de plus inéluctablement convaincant qu'un simple : mon père s'est énervé et est « peut être » rentré en me laissant en plan)
bref, qu'à cause de cet incident techniques (dont ces gens là ne sont pas responsable personnellement) je risque de devoir rentrer à pied et risque de me faire écraser, blessé ou n'importe quoi sur les petites routes de campagne entre rumilly et chez moi, réputé pour être dangereuses. J'essaie de voir avec le taxi, qui lui serai d'accord, quitte a ce que je le paye pour la course et qu'ensuite J'essaie de me faire rembourser la sncf.
Mais le responsable SNCF s'en cogne royalement (alors que 5 minutes plus tôt il ne voulait pas nous laisser descendre du train à cause du danger !) motif : c'est pas dans les procédures.
Je tente de lui expliquer que de toute façon, ce rapatriement par taxi non plus, et que tant qu'a engagé une solution, une procédure exceptionnelle, autant rester dans la logique SNCF (éviter les accidents) et surtout dans l'HUMANITE.
Il s'en cogne, il ne risque rien je serai plus sous sa responsabilité.
« Excusez moi monsieur, mais vous comprendrez que là c'est complètement monstrueux, on est pas des marchandises mais des êtres humains ! Non resté calme C'EST MOI QUI AI DES RAISON DE M'ENERVER ICI (enfin nous, les voyageurs) je reste calme alors s'il vous plait, soyez au moins PRFOFFESSIONEL. Je suis désolé de devoir en arrivé là mais si je dois rentrer à pied et risquer de CREVER a cause de votre décision de n'en prendre aucune hors du cadre de ces fameuses procédures, alors que, en tant que représentant de la SNCF (et non en tant que personne, je le comprend toujours JE SUIS PAS DEBILE) vous êtes responsable de ce retard et de ces conséquences, si vous me laissez donc rentrer a pied de nuit sur des routes dangereuses, je devrai me plaindre et si c'est malheureusement nécessaire, porter plainte.
Ce serait débile d'en arriver là non ? NOUS N'AVONS PAS TERMINER MONSIEUR, NE ME MANQUER PAS DE RESPECT EN VOUS BARRANT AU MILIEU DE LA CONVERSATION.
Oui je comprend que vous ne voulez pas déroger à la procédure, c'est votre décisions (c'est même vos directives) et vous avez vos raisons, mais la situations est aberrante, vous comprenez bien ?
Bon ok, ok, OKAY ! Je voudrai savoir qui vous êtes pour la lettre que je vais écrire. Si c'est des directives et procédures qu'il faut se plaindre, vous n'avez rien a vous reprocher, non ? JE VOUS PARLE.
Ok c'est bon, de toute façon il n'y avait qu'un train et qu'un seul membre du personnel de gare, au revoir...
Je monte donc dans un taxi avec le contrôleur du train (le gentil) après m'être échiné a resté cordial avec le responsable débile qui refuse de comprendre, et je textote mon père pour voir s'il est toujours a rumilly, bien sur il y est, il est énervé mais il était même prêt a venir jusqu'à aix.
Résultats, quand le chauffeur de taxi découvre l'arnaque des justificatif de paiement (qui ne passe pas par Rumilly, pas le siens en tout cas), il n'est pas sur de vouloir faire le détour (qui le rallongerais alors qu'il n'est pas payé)....
PARDON ????
Bon je me calme parce qu'il comprend mon problème et promet de pas me laisser dans la merde.
Il tente de contacter l'autre taxi, celui qui est payé pour faire rumilly et Albens. Heureusement, il viens de déposer une passagère et il est juste devant nous au feu rouge : le chauffeur de taxi lui fait des appels de phares et m'encourage a aller monter dedans.
Je le fais, pas de soucis, l'autre me prend et me comprend, quand je lui explique le pourquoi du comment, il sors juste un « rho quel con » en parlant du responsable SNCF. Pas un mot pour me remercier d'avoir couru pour LEUR éviter des dépenses inutiles.
Mode : bonjour vous êtes du bétail.
Et aux bouts de 3 minutes, en voyant qu'on arrivait, je cherche mon téléphone pour rassurer mon père. Et là ! PANIQUE ! Je ne le retrouve pas, mais pas le temps de faire toutes mes poches, on est arrivé.
Arrivé dans la voiture, je demande illico le téléphone de mon père pour me faire sonner, m'auto appeler. Je suis dans un état de nerf impossible, mais je dois encore essuyé la colère que mon père a contenu depuis des heures. Si elle est justifié, elle ne l'est pas contre moi.
SAUF QUE : selon lui, SI : j'ai perdu le portable !
Je suis donc « vraiment un empoté, un incapable, une merde, pas foutu de réussir un truc » et j'en passe.
Je suis tellement les nerfs en pelote que je n'arrive même pas a écrire mon propre numéro, mon père m'arrache le téléphone des mains et le fait lui. HEUREUSEMENT, le gentil contrôleur répond, mon père lui fait comprendre qu'il est très énervés (il glisse quand même a un moment « je sais que c'est pas vous personnellement » et tant mieux, le pauvre gars au bout du fil est dans le même état de nerfs que moi).
Dés le lendemain, le téléphone sera aux objets trouvé de la gare d'Annecy, il le dépose en personne.
Je lui fait confiance... j'espère avoir raison...
Épilogue : engueulade puissante dans la voiture, mon calme est totalement perdu, j'essaie de faire comprendre a mon père que je suis désolé mais pas responsable, qu'il ne faut pas me démolir pierre par pierre et me refoutre en dépression, (aurais-je du oser lui parler de la précarité de mon état de guérison ?) mais il est énervé, et il sait qu'il ne pourra pas dormir, il fera nuit blanche, et la journée de demain est foutu, nous devrons aller a Annecy pour récupérer mon portable après le travail au lieu de pouvoir bricoler sur le chantier qu'il a entreprit.
STOOOOOP !
Là je me laisse pas faire, et je crois que je le blesse avec mes paroles.
Je m'en veux (l'homme est cardiaque), mais il a arrêté de me démolir... Dois-je me sacrifier et m'écraser pour préserver sa santé ? Je choisi que non, c'est sûrement égoïste, je le regretterai avec le temps, mais je me console en me disant « Jérém, tu n'es que le résultat d'une éducation, d'un parcours de vie et surtout de survie, tu es ce qu'on a fait de toi ».
Là je ne sais pas comment je vais...
Je crois que je dois éviter mon père si je veux guérir, et même pour lui c'est mieux, je l'épuise et le blesse.
J'ai quand même l'intense sentiments que quelque part, un Dieu veut s'acharner a s'décharger de ma petite vie de gentil cicatrisé.
Deux possibilité peuvent arriver, et sont envisageable pour les jours à venir :
- Je peux m'écrouler, l'effort depuis quelques semaines est épuisant, et ça m'a ébranler.
- Sinon, je peux lever le poing vers le ciel et faire un gros fuck ! JE VIVRAI ET JE SERAI HEUREUX QUE TU LE VEUILLE OU NON CONNARD, et quant a tes bâtons dans mes roues, JE T'ENCULE. Amen.